Bronzer idiot?

Puis? Avez-vous passé des belles vacances? Où êtes-vous allés?

De notre côté, nous sommes allés à Old Orchard Beach. Je sais, il y a un petit côté quétaine à aller à Old Orchard, mais c’est comme ça.

Je l’avoue : j’adore le Maine. Pourquoi? Les plages, les fruits de mer, les auberges, les gens. On ne peut pas être stressé quand on peut aller marcher sur la plage et se remplir les poumons d’air salin tous les jours.

Au cours d’une promenade en soirée, dans une boutique de livres usagés, j’ai mis la main sur un livre intitulé Maine Then & Now. A Century Apart. L’auteure et photographe Cindy McIntyre y raconte l’histoire d’une cinquantaine de municipalités du Maine en comparant de vieilles cartes postales publiées au début du 20e siècle à des photographies croquées au même endroit un siècle plus tard. Un bel  ouvrage, agréable à lire et à consulter sous le parasol.

Dans bien des cas, l’histoire de ces municipalités se ressemble. D’abord la fondation puis le développement économique dû à l’industrie de la pêche (Boothbay Harbor, Stonington), du bois (Ellsworth, Freeport), du poulet (Belfast) ou de la chaussure (Auburn). Presque toutes ces municipalités ont aussi connu un incendie majeur qui a détruit une partie de la ville.

Puis surviennent les années sombres, souvent entre les années 1960 et 1980. Les stocks de poissons s’effondrent, les compagnies ferment ou déménagent les unes après les autres au Mexique ou en Asie laissant derrière elles des milliers de chômeurs et des bâtiments désaffectés.

Comme il se doit, les villes situées à proximité de l’océan ont eu la chance de pouvoir compter sur le tourisme, un phénomène en plein essor puis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. C’est le cas, entre autres, pour Old Orchard, Ogunquit et York.

Le même phénomène a secoué le Québec à la même époque. Des municipalités qui ne devaient leur prospérité qu’à une seule industrie ont connu elles aussi des années sombres quand celle-ci a mis la clé dans la porte. Et malheureusement pour ces municipalités, elles ne possédaient pas de plages accueillantes. Pas facile de se renouveler quand on est situé en plein champ!

À la lecture de ce livre, on constate à quel point nous sommes tous tributaires de l’économie et à quel point le moindre changement nous affecte ici comme ailleurs.

Comme quoi on peut lire sur la plage et ne pas bronzer idiot!

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