Le sens des mots

Nous avons perdu le sens des mots et avec lui le sens de l’indignation.

Un exemple : on ne traite plus personne aujourd’hui de bigot ou de flagorneur. En entendant l’un de ces mots, la plupart des gens hausseraient un sourcil interrogateur en se disant « De qué cé? »

Pour évoquer aujourd’hui ce genre d’individu qu’on voit parader à la Commission Charbonneau, les plus polis d’entre nous vont parler de voleurs ou de criminels à cravate alors que l’ensemble de la populace va se contenter d’un bon « Maudits crosseurs » bien senti.

Même les politiciens utilisent des mots en les vidant de leur contenu. Ainsi, même le Très Honorable premier ministre canadien Stephen Harper et l’ancien premier ministre libéral québécois Jean Charest ont plusieurs fois fait mention de la « Nation québécoise » dans leurs discours.

Disons que ce mot n’avait pas le même sens dans la bouche de Pierre Falardeau, de René Lévesque ou de Pierre Bourgault. Mais il a commencé à avoir un sens différent avec Lucien Bouchard, André Boisclair et Pauline Marois.

Que dit le Larousse à « nation » : entité abstraite, collective et indivisible, distincte des individus qui la composent et titulaire de la souveraineté.

Intéressant.

Est-ce par malhonnêteté intellectuelle ou par stupidité que certains politiques utilisent mal le mot « nation »? Shocking!

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s